Jean-Louis Chappat : « La biographie de Théophile Legrand permettra de mieux comprendre l'histoire de la commune »

 Jean-Louis Chappat 1

Après Léo Lagrange, la Fusillade du 1er mai 1891, le Grand Prix (GPF) de cyclisme, l'écrivain de Fourmies, Jean-Louis Chappat, prépare une biographie de Théophile Legrand (1799-1877) de 400 pages qui sera éditée d'ici à dix-huit mois par la fondation éponyme de l'Institut de France. On y parlera beaucoup de cet industriel... mais aussi de Fourmies.

Jean-Louis Chappat

Jean-Louis Chappat : « J'ai commencé à écrire parce qu'il faut savoir s'arrêter dans ses pérégrinations, indique l'auteur, après des mois de recherches. J'ai collecté pas moins de 38 000 documents à Fourmies, Paris, Le Puy-en-Velay, Bourges, Valenciennes, Lille... Car Théophile Legrand était un capitaine d'industrie qui s'est imposé en mécanisant la production manuelle de laine peignée dans ses filatures, jusqu'à faire de la commune le premier centre mondial. À ce titre, il occupait des sièges dans diverses instances (entreprises, chambres consulaires, etc.), qui correspondent à nos conseils d'administration d'aujourd'hui. Son "aura" était bien nationale ».

 Fourmies 1

Le nom de Théophile Legrand est donc lié à jamais à Fourmies puisque c'est par lui qu'est arrivée l'expansion économique locale dans la seconde moitié du XIX e siècle. « Quand j'ai débuté mon travail sur Théophile Legrand, un professeur d'université m'a dit : "Vous ne trouverez pas grand'chose", observe M. Chappat. Ça m'a en même temps dérouté et motivé. Quand je l'ai revu, il a été impressionné ». Dans son livre, M. Chappat livrera également quelques anecdotes « d'un homme auquel, souvent, on ne s'attend pas, comme après son élection au suffrage universel, en 1848, au conseil général, où il prendra position pour des ouvriers ».

 Jean-Louis Chappat 2

Des destins unis !

 « J'ai eu la chance de rencontrer des personnes précieuses, ajoute l'écrivain, comme Bernard Brissy, qui a fait un travail remarquable sur la généalogie pour éclairer les relations familiales. Marc Abdelbaky, l'actuel propriétaire du château de La Marlière de Théophile Legrand, m'a aussi reçu ».

Fillature Legrand en 1890

Et il y aura forcément des tranches de vie inédites sur la commune, parfois acquises comme telles mais qui sont remises en cause à la lumière de documents authentifiés, pour deux destins forcément unis : « Avec lui, l'histoire de Fourmies s'écrit différemment. Le village, qui compte 2 000 habitants en 1830, devient une ville de 16 000 habitants, 60 ans plus tard, en 1890. Avec tout ce que cela engendre en matière d'urbanisme. Démonstrations à l'appui, on peut dire que Fourmies est une ville-champignon »

 Lionel Maréchal – La Voix du Nord 2012

 Fourmies 4

Retrouver l’article sur le site de La Voix du Nord en cliquant ici :

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Avesnes_sur_Helpe/actualite/Autour_de_Avesnes_sur_Helpe/Fourmies/2012/03/25/article_la-biographie-de-theophile-legrand-perme.shtml

Fourmies 3